des bacs encombrés des
disquaires, remplacées par d’autres destinées à connaître le même sort. Noyé parmi quantité d’autres, un excellent disque qui ne bénéficie pas d’un matraquage publicitaire a ainsi peu de chance de
se vendre. La presse spécialisée en fait l‘éloge, ne tardez pas à l’acquérir. Demain il sera trop tard. Un disque qui ne trouve pas rapidement preneur est vite supprimé. Les « retours »
sont légions. Heureusement que certains magasins emploient encore des vendeurs qui travaillent à l’ancienne. Ils connaissent leur marchandise, vous conseillent, vous font découvrir des
enregistrements qui vous ont échappé. On vient acheter un Keith Jarrett, on repart une pile de Bill Evans dans les bras. Vladimir à la FNAC Montparnasse ou Dany Michel à la FNAC
Ternes sont des gens précieux. On devrait leur distribuer la médaille du mérite. Ils font partie d’une élite en voie de disparition. On préfère embaucher à bas prix des gens incompétents pour faire
du chiffre. L’amateur de jazz achète également ses disques sur internet, mais ce n’est pas la même chose que de se rendre chez son disquaire. Bien que tendant à disparaître, il en reste encore
quelques-uns, véritables oasis au sein de villes assoiffées de musique. Spécialisés dans l’occasion, Paris Jazz Corner et Crocojazz vendent aussi des vinyles. De plus en plus. Dans son petit
magasin de la rue de la Montagne Sainte Geneviève, le très compétent Gilles Coquempot qui lui aussi mérite une médaille, importe régulièrement des copies neuves. Columbia, Blue Note, Impulse ! et d’autres labels rééditent en 30 cm les grands titres de leurs
catalogues et proposent en vinyle certaines nouveautés. Alors que les rumeurs concernant la disparition du CD vont bon train, le bon vieux vinyle, véritable objet culte et performant (écoutez la
différence !), fait à nouveau parler de lui. Pour résoudre la crise, certains suggèrent même de remplacer le CD par le vinyle, moins facile à pirater. Vinyles ou CD, pour les fêtes offrez des
disques et conseillez à vos amis de remettre en état leur platine. On n’est jamais assez prudent !
LES CONCERTS DE DECEMBRE
-Le Duc des Lombards salue le label Laborie et ses jeunes talents. Les festivités ont commencé le 30 novembre et se poursuivent jusqu’au 5 décembre. Ceux qui ne l’ont encore jamais entendu en concert ne manqueront pas le 2 le trio de Yaron Herman. Le quartette prometteur que le contrebassiste Arnault Cuisinier réunit le 4 comprend Guillaume de Chassy au piano, Jean-Charles Richard aux saxophones, et Fabrice Moreau à la batterie. On suivra également avec attention le pianiste Paul Lay qui revient jouer en trio au Duc le 5. Consultez le programme détaillé du club pour cette série de concerts exceptionnels.
-Entourés de Laurent Fickelson au piano, Sylvain Romano
à la contrebasse et de l’infatigable Dré Pallemaerts à la batterie, les frères Belmondo
(Lionel joue des saxophones et Stéphane de la trompette et du
bugle) occupent quatre soirs d’affilée le Sunside (du 2 au 5 décembre), histoire de retrouver l’ambiance de leur nouveau disque, “Infinity Live“ (Bflat) enregistré en public avec la même
équipe. - Les 4 et 5 au Sunset Glenn Ferris fête la sortie de “Ferris Wheel“ (Enja), son nouvel
album. Ernie Odoom (voix et percussions) et Bruno Rousselet (contrebasse) accompagnent cette voix majeure du trombone depuis longtemps parisienne.
-Le 5, la Maison de Radio France (Studio Charles Trenet à 17h30), accueille le pianiste René Urtreger pour un concert en trio avec Yves Torchinsky à la contrebasse et Eric Dervieu à la batterie. Avec quelques amis musiciens parmi lesquels Sean Gourley (guitare et chant), René rendra hommage en seconde partie de programme au guitariste Jimmy Gourley qui nous quitta il y a un an, en décembre 2008.
-Au New Morning le 7, Cristal Records présente
trois des nombreux artistes de son catalogue. On se déplacera pour écouter le Laurent Larcher Trio (avec Mario Canonge au piano et Tony Rabeson à la batterie), tous deux présents dans “Rising“, le dernier disque du contrebassiste. Les
amateurs d’accordéon ne manqueront pas Arnaud Methivier, dont la dernière aventure musicale s’intitule “Bec de Cha“, Nina Van
Horn, une chanteuse, sera également présente avec sa formation.
- Sébastien Texier aime le
risque et le prouve au sein d’un trio sans piano comprenant Claude Tchamitchian à la contrebasse et Sean Carpio à la batterie. Leur album vient de paraître chez Cristal sous le titre de “Don’t Forget You Are An Animal“. Henri Texier,
le père de Sébastien, complète le trio à la contrebasse dans certaines plages et sera le quatrième homme du groupe attendu au Sunset, les 7 et 8 décembre. - Toujours le 8, à l’Auditorium St Germain (4, rue Félibien 75006 Paris), le pianiste Antoine Hervé en solo consacre sa leçon
de piano mensuelle à Keith Jarrett.
-Ce n’est pas vraiment du jazz, mais après un concert prévu le 5 à Combs-la-Ville (La Coupole), Anouar
Brahem jouera le 9, Salle Pleyel, la musique de “The Astounding Eyes of Rita“, son dernier disque ECM. De tradition orientale, elle transcende les genres et
exprime sa propre magie. La clarinette basse de Klaus Gesing complète idéalement l’oud du grand spécialiste tunisien de
l’instrument.
-Avec Airelle Besson à la trompette, Alexandra Grimal aux saxophones et Fabrice Moreau à la batterie, le pianiste Edouard Ferlet est attendu les 11 et 12 au Sunside. On écoute “Filigrane“ son nouvel album avec l’impression de rêver la belle musique qu’il contient. Subtile et raffinée, elle ne ressemble à aucune autre. - L’immense Shivkumar Sharma au santur (instrument à cordes métalliques de la famille du dulcimer) et Zakir Hussain, l’un des plus grands joueurs de tabla de la planète, seront à la Salle Pleyel le 12. Impossible de manquer leur concert événement.
-Une séance de cinéma un peu spéciale au Balzac (1, rue Balzac 75008 Paris) le dimanche 13 à 11h00 :
Bruno Regnier et son Ciné X’tet mettent en musique “The Mark of Zorro“ (“Le signe de Zorro“), un film
muet de Fred Niblo tourné en 1920 avec Douglas Fairbanks. L’enregistrement de la musique
spécialement composé pour l’image sort en CD le 7 décembre.
-Pierre Christophe joue souvent au Duc des Lombards et c’est tant mieux. Olivier Zanot au saxophone alto, Raphaël Dever à la contrebasse et Mourad Benhammou à la batterie complètent idéalement son beau piano. On pourra juger sur place le 14. Pierre joue aussi dans “Perk’s Snare“ un album très réussi de Mourad édité cette année.
-Le 15, l’extraterrestre Marjolaine Reymond retrouve le Duc des Lombards. La chanteuse prépare un nouvel enregistrement et peaufine de nouvelles compositions. Avec elle, David Patrois au vibraphone, Xuan Lindenmeyer à la contrebasse et Yann Joussein à la batterie. Choc et frissons garantis ! - A deux pas de là, au Sunside, le pianiste Dan Tepfer joue sa musique en trio. Ceux qui l’ont entendu quinze jours plus tôt en duo avec Lee Konitz (c’était au Duc, le 29 novembre), ne doutent plus de son talent.
-Le 16, l’AJMI installe ses
artistes au Studio de l’Ermitage (8, rue de l’Ermitage 75020 Paris). Le Perrine Mansuy Trio ouvrira la soirée à 20h30, suivi par le
Christophe Leloil Sextet, formation qui nous a offert cette année un bien bel album. Vous pouvez lire la chronique d’“E.C.H.O.E.S.“ dans ce blog à la
date du 23 février. Son personnel est le même que celui attendu sur scène : Christophe Leloil (trompette et bugle), Raphaël
Imbert (saxophones alto, ténor et clarinette basse), Thomas Savy (saxophone baryton et clarinette
basse), Carine Bonnefoy (piano), Simon Tailleu (contrebasse) et Cédrick Bec (batterie). Ce
dernier joue également au sein du trio de Perrine, Eric Surménian le complétant à la contrebasse.
- On retrouve Antoine Hervé le même soir à la Maison de la Musique de
Nanterre (8, rue des Anciennes Mairies) dans un programme consacré à la musique de Weather Report. Véronique Wilmart (claviers et samplers), Stéphane
Guillaume (saxophones), François Moutin (contrebasse), Louis Moutin (batterie) et Stéphane Edouard (percussions) l’aideront à faire revivre ce groupe
légendaire.
-Le 17, le pianiste Jean-Marie Machado et les 9 musiciens de son Danzas (citons seulement Jean-Charles Richard aux saxophones et Gueorgui Kornazof au trombone) occupent l’Auditorium St. Germain. Concert à 19h30.
-Le 18 au Café des 3 Arts (21, rue
des Rigoles 75020 Paris), le saxophoniste Sylvain Beuf présente « Septissimo », une nouvelle création pour son orchestre de huit
musiciens. Sylvain Gontard (trompette), Olivier Zanot (saxophone alto), Philippe
Georges (trombone), Michel Perez (guitare), Laurent Moutel (piano), Yoni Zelnik (contrebasse), David Grebit (batterie) et un invité
surprise font partie d’une aventure musicale qui se poursuivra dans ce lieu une fois par mois.
-On se déplace à la Cité de la
Musique le 18 pour un concert exceptionnel donné dans le cadre de l’exposition We Want Miles. En première partie, le trompettiste Paolo Fresu et
quelques complices parmi lesquels Nguyën Lê à la guitare et Antonello Sallis au piano, revisitent
le “Porgy & Bess“ de Gershwin dans sa version arrangée par Miles Davis et Gil Evans. A la
tête de son Enormous Band, Laurent Cugny rend ensuite hommage à la période électrique de
Miles. - Pierre de Bethmann “Ilium“ Septet au Sunside les 18 et 19. Intitulé “Cubique“, le nouvel album du pianiste vient de paraître chez Plus
Loin Music. On en écoutera probablement de larges extraits. David El Malek (saxophone ténor), Michael Felberbaum (guitare), Vincent Artaud (contrebasse) et Franck Agulhon (batterie)
travaillent depuis longtemps avec Pierre et la voix de
Jeanne
Added ajoute indiscutablement un plus à la musique du groupe.
-Le 19, à la Cité de la Musique, le saxophoniste Dave Liebman reprend “On the Corner“ de Miles Davis, album de 1972 dans lequel il joue du soprano. Le percussionniste Badal Roy retrouve sa place au tabla et Dave invite le guitariste John Abercrombie à rejoindre son sextette.
- Le 20, Alexis Tcholakian
se produit en trio avec Tommaso Montagnani à la contrebasse et Thierry Tardieu à la batterie à La Bellevilloise (19, 21 rue Boyer 75020 Paris) le 20. Un pianiste sensible et attachant à découvrir d’urgence. - Le même soir, le pianiste Jay Gottlieb donne à 18h00 un récital en solo à l’Archipel (17, bd de Strasbourg, 75010 Paris)
qu’il présente comme une introduction musicale au long-métrage de Federico Fellini “Prova d’orchestra “ (1978). Le film sera projeté à la suite du
concert.
-Toujours le 20, Le Raphaëlle Naudin Quartet s'installe au Sunside. La jeune chanteuse trempe son jazz dans le blues et la soul, reprend Fever et surprend par son éclectisme. Une jolie voix à
découvrir.
-La Salle Pleyel accueille le bassiste Marcus Miller le 21. Au programme : “Tutu“ de Miles Davis, avec le trompettiste Christian Scott dans le rôle de Miles. - Bobby Few se produit le même soir en trio au Duc des Lombards avec Harry Swift à la contrebasse et Ichiro Onoe à la batterie. - Le 21, mais aussi le 22, Géraldine Laurent occupe le Sunside avec son “New“ Quartet, formation rassemblant Pierre de Bethmann au piano, Yoni Zelnik à la contrebasse et Franck Agulhon à la batterie.
-Après la pause de Noël, on retourne au Sunside les 26 et 27 décembre pour écouter le trompettiste Tom
Harrell. La musique est le seul langage de ce musicien profondément lyrique qui communique ses émotions à travers son instrument. Son quintette
rassemble Wayne Escoffery au saxophone ténor, Dany Grissett au piano, Ugonna Okegwo
à la contrebasse et Jonathan Blake à la batterie.
-Un autre quintette à l’affiche du Sunside, les 28 et 29, celui d’Eric Le Lann. Le trompettiste réunit autour de lui Olivier Temime au ténor, l’inusable Pierre de Bethmann au piano, Sylvain Romano à la contrebasse et Jean-Pierre Arnaud à la batterie. Bop, jazz modal, Eric souffle haut et fort un jazz rafraîchissant.
-Un réveillon de jour de l’an avec Elisabeth Kontomanou dans un programme consacré à la grande Billie Holiday, c’est au Sunside le 31, jour de la Saint Sylvestre. Laurent Courthaliac sera au piano et vous viendrez nombreux écouter la chanteuse. Le club de la rue des Lombards l’accueille également la veille, le 30 décembre. Une double occasion à ne pas manquer.
Duc des Lombards : http://www.ducdeslombards.com Sunset - Sunside : http://www.sunset-sunside.com
New Morning : http://www.newmorning.com Auditorium St Germain : http://www.mpaa.fr
Salle Pleyel : http://www.sallepleyel.fr/ Studio de l’Ermitage : http://www.studio-ermitage.com
Maison de la Musique de Nanterre : http://www.nanterre.fr
Café des 3 Arts : http://lestroisarts.free.fr
Cité de la musique : http://www.citedelamusique.fr La Bellevilloise : http://www.labellevilloise.com
L’Archipel : http://www.larchipel.net
CREDITS PHOTOS: Peggy Lee © Capitol Records
- Arnault Cuisinier Quartet © Photo X/La Borie - Stéphane Belmondo, Paolo Fresu, Dave Liebman © Pierre de Chocqueuse - Sébastien Texier ©
Jean-Jacques Pussiau - Anouar Brahem Quartet © Luca d'Agostino/ECM - Christophe Leloil © Solène Person - Jean-Marie Machado © Georges
Carillo - Tom Harrell © Christian Rose.
L
nuages“
présentée dans sa version scénique au Théâtre du Rond-Point, musique de Laurent Cugny (en photo avec Julien Delli Fiori) que l’on retrouve quelques jours plus tard au Sunside en duo
avec Enrico Pieranunzi pour un concert alléchant. Les amateurs de découvertes iront écouter le saxophoniste Robin Verheyen au Duc des Lombards, le quartette inédit réunissant Adam
Nussbaum, Pierrick Pedron, Hervé Sellin et Riccardo Del Fra au Sunset et le Festival Jazzy Colors du 14 au 27 novembre rassemblant des musiciens de treize pays. On
consultera le programme
détaillé de cette manifestation sur le net et
dans ma sélection mensuelle de réjouissances jazzistiques. N’oubliez pas We Want Miles au Musée de la Musique, exposition qui se regarde et s‘écoute, un casque audio prêté par le musée
permettant de se brancher à des bornes audio ou vidéo et de nombreuses niches ovoïdes diffusant de la musique. Exposition qui se raconte tous les jeudis, les conférenciers étant Laurent
Cugny (de 19h30 à 21h30 du 5 novembre au 21 janvier) et Philippe Baudoin (de 16h30 à 18h30 jusqu’au 28 janvier). L’autre événement jazzistique de novembre est la sortie le 18 du premier
long-métrage de Jean Achache “Un soir au club“ adapté d’un roman de Christian Gailly publié aux Editions de Minuit et lauréat du prix du livre Inter en 2002. Michel Benita a
composé presque toute la musique et Antoine Hervé joue les parties de piano de Thierry Hancisse, acteur principal du film avec la fascinante Elise Caron (photo ci-dessus) dont
vous lirez courant novembre dans ce blog l’interview qu’elle a m’a récemment accordée.
LES
CONCERTS DE NOVEMBRE

celles des îles.
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SEPTEMBRE, les maisons de disques font leur rentrée, mettent en place leurs nouveautés chez les disquaires. Ceux qui restent. Il y a toujours pléthore de
disques, mais il s’en vend de moins en moins. Une simple clé USB peut contenir des centaines de morceaux et les sites de téléchargement gratuits pullulent sur le net. Gratuite la musique ? Une
génération entière n’a jamais fait la démarche d’acheter un disque et, à l’exemple de leur progéniture, de nombreux adultes téléchargent gratuitement la musique sur leurs ordinateurs. Comment
fermer la boîte de Pandore de la gratuité sans s’attaquer aux fournisseurs d’accès illégaux ? Avouons que la politique commerciale des majors est pour le moins incohérente. Leurs CD ne
cessent de changer de prix ce qui, pour de nombreux mélomanes, leur enlève toute valeur réelle. 20€ les 4 CD, dans certains magasins avant l’été. La grande braderie ne fait que
commencer !
LES CONCERTS DE SEPTEMBRE
- Le 5, Christian Escoudé récidive au Sunset, mais en quartette avec Geraldine Laurent au saxophone alto, Benoît Sourisse à
l’orgue et Anne Paceo à la batterie.
très bien sur scène.
voix de velours, une
légende ! Le 13, à la Grande Halle de la Villette, Ahmad Jamal et son groupe habituel rencontrent Yusef Lateef et Archie Shepp. Faisons leur confiance pour colorer
l’univers orchestral d’un pianiste qui, au meilleur de sa forme, a donné un fantastique concert cet été à Marciac.
batterie.
piano jazz Martial Solal (1989) nous rend rarement visite. Il reste l’auteur d’un disque fascinant chez Columbia, “Anadolu“, un enregistrement new-yorkais de
1992 dans lequel son piano répond à la trompette de Jon Faddis, au trombone de Dave Bargeron, au saxophone ténor de Bob Mintzer, au soprano de Dave Liebman, à la
contrebasse de Dave Holland et à la batterie de Peter Erskine. Le pianiste a enregistré d’autres albums. Le plus récent que je possède, "Living", date de 2001. Miroslav
Vitous y tient la contrebasse et Vinnie Colaiuta la batterie. Aydin Esen joue aussi des claviers électriques et des synthétiseurs, possède son propre univers musical et ne
manquera pas de nous surprendre.
- Le 23 et le 24, le Jean Toussaint – Sangoma Everett Quartet s’installe au Duc des Lombards. Le premier fut le ténor des Jazz
Messengers de 1982 à 1987. Le second a joué de la batterie avec Dizzy Gillespie, Johnny Griffin et bien d’autres. Kirk Lightsey au piano et Riccardo Del Fra à la
contrebasse complètent le groupe. Egalement le 24, mais au Sunside, le pianiste Laurent Coq présente les musiques de son dernier album “Eight Fragments of Summer“ avec un quartette
d’excellents musiciens : Olivier Zanot à l’alto, Yoni Zelnik à la contrebasse et Donald Kontomanou à la batterie.
premier disque sur Bee Jazz, le pianiste hollandais Edwin Berg donne
un concert au Duc des Lombards avec Eric Surmenian à la contrebasse et Fred Jeanne à la batterie, tous deux présents sur ce nouvel opus. Toujours le 30, le quartette du
contrebassiste Diego Imbert ( David El-Malek, Alexandre Tassel et Franck Agulhon) se produit au New Morning avec de nouvelles compositions et un nouvel
album.
modération, mais avec
discernement. Si le Paris Jazz Festival occupe les pelouses du Parc Floral depuis le 6 juin, les clubs font aussi leur festival. Jazz Legends Festival au Duc des Lombards jusqu’au 25 juillet,
American Jazz Festival au Sunside, les bons concerts ne manquent pas dans la capitale. Du 20 au 25 juillet, les jazzmen occupent les Arènes de Montmartre. Profitez-en, sortez ! L’été, les maisons
de disques sommeillent jusqu’en septembre. La musique se déguste live, se partage en groupe et entre amis. Elle reste le remède le plus efficace pour combattre les crises et la morosité. En été, le
jazz n’est pas seul à se faire plus bleu. Le ciel l’est aussi pour porter les grands oiseaux qui voyagent. Dans l’un d’entre eux, Kneebody vient à nous. Le groupe sera à Vienne le 9 et au
Sunside le 10 juillet. Pour des soirées très bleues.
manquer.
De Bocse de Médéric Collignon et patientez jusqu’à 16 heures 30 pour
écouter le Vienna Art Orchestra de Mathias Rüegg, l’un des meilleurs big band de jazz européen. - Le 4 encore, John Scofield nous donne rendez-vous salle Pleyel avec son
Piety Street Band, groupe mêlant gospel, soul et blues de la Nouvelle-Orléans. Le guitariste y a recruté une équipe d’excellents musiciens parmi lesquels le batteur Ricky
Fataar
note qui lui est personnelle. Bob Franceschini
au saxophone, Tom Kennedy à la basse électrique et Dave Weckl, naguère le batteur de l’Elektric Band de Chick Corea, partageront avec lui la scène du club. Vous avez dit
fusion ?
Rastegar (contrebasse et basse électrique) et Nate Wood

Golson et reste une des légendes du jazz. Il vient jouer au Duc les 21 et 22
juillet avec Eric Alexander, saxophoniste puissant et lyrique. Le très parisien Darryl Hall à la contrebasse et Joe Farnsworth à la batterie assureront la rythmique.
-Si le 25 est une belle journée, faites
un tour au Parc Floral écouter l’excellent trio du contrebassiste Jean-Philippe Viret. - Richard Galliano lui succède à 16 heures 30. Son quartette réunit Gonzalo
Rubalcaba au piano, Richard Bona à la basse et Clarence Penn à la batterie. De l’excellente musique en perspective. - Toujours le 25, le quintette de Roy Hargrove
investit le New Morning. Chaude soirée en perspective !
A
-Samedi 6 juin : la Belgique est à l’honneur au Parc Floral avec le trio du pianiste Diederick Wissels, le quartette du saxophoniste Robin Verheyen (avec Bill
Carrothers au piano) et le Brussels Jazz Orchestra dirigé par Maria Schneider à 16 heures 30. Un endroit approprié pour une musicienne qui faillit devenir ornithologue. - Toujours
le 6, mais en soirée, Dave Liebman, Jean-Paul Celea, Daniel Humair et Jean-Charles Richard investissent le Sunside. On a entendu les trois premiers il y a quelques mois
dans ce même club avec Bobo Stenson. La formation perd un pianiste, mais y gagne un second saxophoniste et avec lui d’autres timbres et une plus grande liberté harmonique.
-Le 9 à l’Alhambra, Pierrick
Pedron jouera son nouvel album “Omry“. Le saxophoniste nous promet un véritable spectacle et en a confié la mise en scène au vidéaste Jacques Ollivier.
Alexandre Herer, qui éblouit au
Fender Rhodes.
-Les 15 et 16 juin, le Sunside accueille le quintette de
Jeremy Pelt. Le trompettiste était au Duc le 12 mars dernier avec Violet Hour, le sextette du batteur Gerald Cleaver et fit forte impression. A voir ou à revoir.
-L’Italie à la fête au Parc
Floral le 20 avec le groupe du tromboniste Gianluca Petrella (Indigo 4), Musica Nuda, Antonello Salis et Fabrizio Bosso. On ne manquera pas à 16 heures 30 la
pianiste Rita Marcotulli (avec Andy Sheppard, Giovanni Tommaso et Michele Rabbia) dans un hommage à Pink Floyd. - Le même jour, Benoît Delbecq donne
un de ses trop rares concerts à la Dynamo de Banlieues Bleues (9, rue Gabrielle Josserand, Pantin à 20 heures 30. L’accès est facile en métro). Avec Jean-Jacques Avenel à la contrebasse et
Emile Biayenda à la batterie. - Toujours le 20 mais au Sunside (avec prolongation le 21), Aldo Romano invite son vieux complice Henri Texier et la chanteuse et
comédienne Elise Caron à fêter Boris Vian.
-La voix chaude et puissante
d’Anne Ducros charmera trois soirs (22, 23 et 24 juin) le public du Sunside. Avec elle Alfio Origlio au piano, Bruno Cox à la batterie et un géant de la contrebasse, Essiet
Essiet.
L’Archipel :
-Il vous faudra patienter jusqu’au 29 pour découvrir les
nouveaux albums de John Surman et de Steve Kuhn. Dans “Brewster’s Rooster“, Surman retrouve le batteur Jack DeJohnette et s’associe au guitariste John Abercrombie
et au contrebassiste Drew Gress. Egalement enregistré en quartette, “Mostly Coltrane“ de Steve Kuhn est un des grands disques de l’année. Avec Joe Lovano au saxophone ténor,
David Finck à la contrebasse et Joey Baron à la batterie, le pianiste rend un magnifique hommage à John Coltrane. Lovano s’y montre intensément lyrique et Kuhn nous offre une
fabuleuse nouvelle version en solo de Trance, une de ses anciennes compositions. Vous en lirez une chronique détaillée dans le numéro de juillet/août de Jazzman.
juste avant le coup d’envoi de sa première édition, Joël est terrassé
par une crise cardiaque. Endeuillée, la manifestation se déroule comme prévue, Donatienne et Frédéric assurant depuis sa pérennité. Norah Jones, Jacky Terrasson, Dee Dee
Bridgewater, Brad Mehldau, Jan Garbarek, Yaron Herman, Milton Nascimento et les frères Belmondo, Ben Sidran, Georgie Fame, Laurent de
Wilde, Martial Solal sont quelques-uns des nombreux artistes que le festival a accueillis depuis sa création. Sa neuvième édition se déroulera du 10 au 25 mai, proposant des rencontres
avec des musiciens (jazz & bavardages au Café Les Editeurs), des
expositions, des conférences. Le festival œuvre en faveur de jeunes talents auxquels il consacre un tremplin depuis 2002. Cette année, il s’invite à la prison de la Santé pour donner deux
concerts aux détenus, mais surtout il revient de loin. En difficulté, il a trouvé in extremis le soutien de la Fondation BNP Paribas ce qui lui permet de maintenir une programmation de haut niveau.
Le Hadouk Trio, le trio de Jacky Terrasson avec Michel Portal, Kenny Barron en solo, le quintette italien du trompettiste Enrico Rava et le premier concert de
l’ONJ consacré à la musique de
-Le 11, dans le cadre du festival Jazz à
Saint-Germain-des-Prés, le pianiste Jacky Terrasson invite Michel Portal à rejoindre son nouveau trio - Ben et Jamire Williams, contrebasse et batterie - à la
Sorbonne.
-Le 15, la belle église de Saint-Germain accueille le
pianiste Kenny Barron. L’ex-accompagnateur de
-Le 19 encore, mais au New Morning, le contrebassiste
Stéphane Kerecki et son trio – Matthieu Donarier aux saxophones et Thomas Grimmonprez à la batterie – invitent le saxophoniste Tony Malaby à fêter la sortie de “Houria“
nouveau disque de Stéphane dans lequel Malaby souffle des notes incandescentes.
-Les 22 et 23, le Duc des Lombards donne carte blanche au
flûtiste Nicola Stilo (il joue aussi de la guitare, du piano et chante). Parmi les invités de ce dernier : Marcia Maria, François Theberge, Stéphane Belmondo, Alain
Jean-Marie et Giovanni Mirabassi.
-Le 26 au Duc, Nicolas Folmer convie la pianiste
japonaise Junko Onishi à rejoindre son quartette. Excellente pianiste, cette dernière a publié de très bons albums dans les années 90 et joue aussi bien Duke Ellington qu’Ornette
Coleman. Sauf erreur de ma part, son dernier opus date de 1998. Attendons-nous à une surprise.

Avril : Pâques et ses fêtes : le blogueur fatigué compte sortir un peu moins et prendre des vacances. Comme je vous l’ai annoncé, la prochaine quinzaine du
blogueur de Choc sera mise en ligne le dimanche 26. Pour vous faire patienter, des chroniques de disques et des papiers sur quelques concerts appréciés alimenteront ce blog. N’ayant pas trouvé le
temps de rédiger cet édito plus tôt, ceux que je vous recommande sont moins nombreux que d’habitude. Je me répète, mais je tiens à préciser à mes nouveaux lecteurs (vous êtes de plus en plus
nombreux et je vous en remercie), que le blogdechoc n’a pas vocation d ‘annoncer des concerts. Vous en trouverez la liste quasi exhaustive dans Jazzman et Jazz Magazine ou consultez les programmes
des clubs en visitant leurs sites. Je vous propose mes coups de cœur, les concerts de musiciens que je suis depuis des années. Ils peuvent mal jouer un soir, ne pas être en forme et désappointer.
Le risque d’être déçu reste toutefois minime lorsqu’on connaît leur musique, leur capacité à rebondir et à inventer. Le disque est en crise, mais il y a pléthore de nouveaux enregistrements. Il en
sort tous les mois des centaines. La plupart font entendre des musiciens impressionnants de technique, mais peu me touchent vraiment. Je craque ces jours-ci sur le triple album explosif du Paris
Jazz Big Band, sur quelques disques ECM souvent à la frontière du jazz et d’autres traditions musicales (“Fasil“ de Marc Sinan), sur le prochain disque de l’ONJ consacré à
Robert Wyatt, sur d’autres encore, mais d’abord quelques concerts.
-L
-Le 8, dans le cadre du Festival Banlieues Bleues, Charles
Lloyd investit Les Pavillons-sous-Bois et son Espace des Arts. Jason Moran, Reuben Rogers et Eric Harland l’accompagnent.
-Saxophoniste exigeant, Jérôme Sabbagh vient jouer sa
musique en trio au Sunside le 13. Joe Martin à la contrebasse et Daniel Humair à la batterie l’aideront à relire des grands standards du jazz, partageront avec lui de fascinantes
plongées harmoniques.
-Les 14 et 15, Susie Arioli, chanteuse de country
canadienne qui trempe sa musique dans le swing et joue de la caisse claire occupe le Sunset en trio avec Jordan Officer, un excellent guitariste et un contrebassiste.
-Virtuose du piano, la pianiste japonaise Hiromi est
capable du meilleur (son disque au Blue Note de Tokyo en duo avec Chick Corea) comme du pire (“Beyond Standard“). Quelle musique jouera-t-elle avec son quartette le 24 au Duc des Lombards ?
Ceux qui ne souhaitent pas prendre de risques iront plutôt écouter le même soir au Divan du Monde, le trio de Laurent de Wilde avec l’infatigable Stéphane Belmondo.
-Dominique Abdesselam me signale un concert du cineXtet
de Bruno Regnier au Studio de l’Ermitage le 28, autour du film muet de Buster Keaton “Sherlock Jr“.
-Auditorium St Germain :
ambitieuses.
“Houria“, le nouvel opus du contrebassiste Stéphane Kerecki doit sortir trois jours plus tard. L’excellent trio du contrebassiste – Matthieu Donarier aux saxophones et Thomas
Grimmonprez à la batterie – accueille Tony Malaby pour une musique exigeante et sauvage, sensuelle et primitive, une aventure sonore exceptionnelle à ne pas manquer. Toujours le 23, le
nouvel Orchestre National de Jazz placé sous la direction artistique de Daniel Yvinec met en circulation son opus consacré à Robert Wyatt. Magnifiquement arrangé par Vincent
Artaud, “Around Robert Wyatt“ subjugue par ses mélodies, la finesse de ses orchestrations. Vous lirez ma chronique dans le n° de mai de Jazzman. Cédrick Bec, le batteur du
Christophe Leloil Sextet dont l’album E.C.H.O.E.S. est chroniqué dans ce blog, m’a fait parvenir un beau CD du pianiste Ben Aronov. Bec et Vincent Strazzieri à la contrebasse
l’accompagnent. Compositions originales et standards se parent de jolies couleurs mélodiques. “Falling Grace“ mérite de trouver un nombreux public.
Mars : On s’attarde davantage aux terrasses des cafés. Les jours rallongent, Le froid va et vient mais peu à peu s’éloigne pour le bonheur des
noctambules qui arpentent plus nombreux les rues sous les feux des lumières de la ville. Les clubs de la rue des Lombards, le Sunset, le Sunside, le Baisé Salé, le Duc des Lombards, mais aussi le
New Morning rue des Petites Ecuries, déversent leurs lumières et offrent un espace de liberté aux jazzmen qui peuvent ainsi faire entendre les musiques fugitives qu’ils improvisent. A peine jouées,
elles disparaissent, s’échappent. La mémoire ne les conserve que partiellement. On les retrouve sur disque, mais différentes. Pour les capter, les saisir vivantes au moment même où elles naissent,
il faut sortir, aller à leur rencontre. Les concerts que j’annonce me tentent, éveillent ma curiosité. s’accordent à mes goûts. Ce blog n’a pas la vocation d’être exhaustif. Le cinéma, le théâtre,
les livres interpellent aussi. Des choix s’imposent. Allez-vous partager les miens ?
L
chanteur canadien Denzal Sinclaire posera sa voix chaude sur les
mélodies qu’il décline au piano. Il s’est fait connaître en France en 2006 avec “My One and Only Love“, un album qui pèse son poids de charme. Les 11 et 12, Gerald Cleaver, l’excellent
batteur de Yaron Herman, nous présente Violet Hour, une formation au sein de laquelle brille Jeremy Pelt étoile montante de la trompette. Ne manquez pas le saxophoniste
américain Don Menza le 17 mars, ses visites se font rares.Il a naguère brillé au sein des orchestres de Buddy Rich et de Woody Herman et fut membre du groupe Supersax.
Cerise sur le gâteau de cet anniversaire, Martial Solal donnera huit concerts en solo entre le 25 et le 28 mars (deux concerts par soir, à 20h et 22h). Il renouvelle sans cesse son
répertoire et parvient toujours à surprendre.
D
cette formation inédite devrait pour le moins assurer. Pianiste titulaire du Vanguard Jazz Orchestra, ancien compagnon de route de Stan
Getz, le pianiste Jim McNeely se produira les 20 et 21 avec Riccardo Del Fra à la contrebasse et Julien Loutelier à la batterie. Le 27, le trio TLB - Claude
Terranova au piano, Christian Lété à la batterie, Tony Bonfils à la contrebasse - fête la sortie de “Triple Cross“ son nouvel album. Le groupe existe depuis huit ans et affiche
une remarquable cohésion. Dommage que la pochette de son disque soit si laide. Quelques marches plus bas, le Sunset accueille les 22 et 23 le Paolo Fresu Devil Quartet, groupe jouant un
mélange de jazz, de rock, de pop et de world. Pas de piano mais Bebo Fera à la guitare pour assurer le groove et les effets sonores d’une musique lyrique en partie constituée de ballades,
pain béni pour la trompette magique et chantante de Fresu.
A

une thématique qui se veut un hommage aux musiques de la Nouvelle-Orléans avec le Donald Harrison Quintet (le 30 à Montreuil-sous-bois), les
Soul Rebels, Terence Blanchard, The Wild Magnolias et une Mardi Gras Parade prévue à Pantin le 28. Le 6 mars à Saint-Ouen, le pianiste Jason Moran rend hommage
à Thelonious Monk à travers une recréation de son concert de 1959 à Town Hall. Le lendemain, toujours à Saint-Ouen, le nouvel ONJ de Daniel Yvinec se penche sur le répertoire
de Billie Holiday. Revus par Alban Darche, ses plus célèbres morceaux se parent de nouvelles couleurs, de nouveaux rythmes. Le programme s’intitule “Broadway in Satin“. Attendez-vous
à des surprises. Le 18, Le Blanc-Mesnil accueille le 18 le trio du saxophoniste Joshua Redman – avec Ruben Rogers à la contrebasse et Gregory Hutchinson à la batterie.
“Compass“, leur dernier album est particulièrement inventif. Le groupe mérite le
déplacement. Il tient une forme éblouissante.
Franck
Tortiller fête la sortie de “Sentimental 3 Temps“, un programme de valses longtemps rôdé au sein de l’
Dré Pallemaerts ont répondu présents.
que sur une scène.
chroniqué dans ce blog qui donne bougrement envie de courir les entendre. Henri Texier fête la sortie du sien le même soir au New Morning. Dans “Love Songs Reflexions“
(Label Bleu) disponible en magasin depuis le 22 janvier, sa contrebasse s’attaque à des standards, à des compositions originales et développe un jeu mélodique en compagnie du Red Route
Quartet, Sébastien Texier au saxophone alto et à la clarinette, Manu Codjia à la guitare et Christophe Marguet à la
batterie.
souffleurs.
