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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 09:01
Une affaire de goûts

Mai. Il pleut des concerts sur Paris et ceux qui m’interpellent sont plus nombreux que d’habitude. Loin d’être choisis au hasard, ils reflètent mon goût pour un jazz moderne qui n’a pas oublié son histoire, ses racines. Tous mes lecteurs savent que j’aime le piano et que, si ce dernier est privilégié dans mes chroniques, les musiciens qui pratiquent d’autres instruments y ont aussi leur place. Une longue pratique de l’écoute a formé mon goût, ma culture musicale. Une nouvelle œuvre, je la découvre avec en mémoire les très nombreuses musiques entendues depuis ma naissance, ce qui permet de comparer, d’évaluer, de porter un jugement, de goûter en profondeur ses parfums les plus subtils. C’est ce bagage culturel qui me fait préférer un disque à un autre. L’émotion est trompeuse. C’est un dérèglement des sens dont il faut se méfier. Elle n’occupe qu‘une place restreinte dans mes choix musicaux.

 

Comme les couleurs, les goûts se discutent. On peut avoir bon goût, mauvais goût ou pas de goût du tout. Il y a aussi de bonnes et de mauvaises musiques. S’adressant à un public en panne de culture, certaines pseudo émissions culturelles très regardées – l’affligeant « Basique » sur France 2 – en proposent d’insipides qui ne demandent aucun effort. Vite digérées par le consommateur lambda qui, casque aux oreilles, en écoute aujourd’hui partout, elles s’adressent à ses sens atrophiés. Contrairement à ce que certains veulent nous faire croire, les musiques n’ont pas toutes la même valeur. Les plus écoutées aujourd’hui sont de simples divertissements. D’autres nécessitent une certaine culture pour être comprises et appréciées. Les musiques savantes dont le jazz fait partie ne se dévoilent pas facilement. Elles nécessitent de l’attention mais aussi un savoir, de l’expérience. Par l’intermédiaire de leurs interprètes, de leurs créateurs, ces musiques exigeantes, chefs-d’œuvre en péril pour lesquels nous nous battons, nous font vivre de précieux moments. Grâce à elles, nous pouvons encore toucher la beauté du doigt, ce qui, dans le monde sens dessus dessous qui est nôtre, tient vraiment du miracle.

QUELQUES CONCERTS ET QUELQUES DISQUES QUI INTERPELLENT

 

-Au Sunside le vendredi 3 et le samedi 4 mai (21h00), René Urtreger invite Géraldine Laurent à rejoindre son trio – Yves Torchinsky (contrebasse) et Eric Dervieu (batterie). En 2016, au sein d’All Stars réunissant d’anciens lauréats du Prix Django Reinhardt, René et Géraldine avaient fêté ensemble sur la scène du théâtre du Châtelet les 60 ans de l’Académie du Jazz. Depuis, le pianiste et la saxophoniste jouent parfois ensemble, s’attardant sur un répertoire qui leur tient à cœur, ce be-bop toujours réinventé dont ils entretiennent la mémoire. Deux concerts pour ceux qui aiment le jazz qui ressemble à du jazz.  

-Anne Ducros au Sunset le 4 (21h30). Elle impressionne par sa technique, la parfaite justesse de son chant, et n’a pas fait de disque depuis “Brother Brother !”, un enregistrement de 2017 dédié à son frère et consacré à des chansons qu’elle affectionne (La Bicyclette, On Broadway, What’s Going On, Déshabillez moi). Elle prépare un nouvel album avec le guitariste Adrien Moignard, un autodidacte de la guitare venu tardivement au jazz manouche. On les a entendus en duo il y a quelques mois au Sunset. C’est en trio qu’ils s’y produisent aujourd’hui, la contrebasse de Diego Imbert rajoutant du poids à la musique d'un nouveau répertoire.

« Quarte blanche » à Aldo Romano au Triton les 4, 11, 17 et 25 mai à 20h30. Le samedi 4, le batteur se produit en duo avec le pianiste néerlandais Jasper Van’t Hof. Ils ont joué ensemble dans divers quartettes et dans Pork Pie, un groupe qui en 1973 comprenait Philip Catherine, Charlie Mariano et Jean-François Jenny-Clark. Utilisant de nombreux claviers, Van’t Hoff est aussi un musicien véloce et subtil au piano acoustique comme en témoignent “Whybecause” (Hôte Marge) et “Axioma” (Jaro), deux disques qu'il a enregistré en solo.

-Le 9 au Bal Blomet (20h30), Stéphane Kerecki présente la musique de “French Touch” (Incises) un disque de l’an dernier consacré comme son nom l’indique à la « French Touch », une vague musicale électro apparue dans les années 90. Avec Julien Lourau (remplaçant Émile Parisien) aux saxophones, Jozef Dumoulin grand spécialiste des effets sonores et des trames harmoniques et le peintre batteur Fabrice Moreau qui sait donner de belles couleurs à ses rythmes, le bassiste improvise sur des musiques de Air (Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin) et de Daft Punk, (Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo), des mélodies qui, jouées dans un contexte acoustique, deviennent réellement envoûtantes.

-Marc Copland en solo au Sunside le 10 (à 21h30) pour un hommage à Gary Peacock. Un concert à ne surtout pas manquer car avec Fred Hersch, Brad Mehldau, Kenny Barron et quelques autres, Marc fait partie du peloton de tête des pianistes de jazz américains. Paru l’an dernier, “Gary”, son dernier disque sur Illusions Records, est presque entièrement consacré aux compositions du bassiste. Ils ont beaucoup joué ensemble et Marc est aujourd’hui le pianiste de son trio (deux albums sur ECM). Avec lui, une mélodie devient prétexte à d’inépuisables variations de couleurs, ses harmonies flottantes lui donnant une indiscutable dimension onirique.

 

-Le 11, nouvelle « Quarte blanche » à Aldo Romano au Triton. Un second acte qui permet au batteur de retrouver le trompettiste Enrico Rava au sein d’un quartette comprenant Baptiste Trotignon au piano et Darryl Hall à la contrebasse. La formation qui s’est souvent produite au Sunside nous est désormais familière.

-Créé en 2001 et organisé par l’association L’Esprit Jazz, l’incontournable festival Jazz à Saint-Germain-Des-Prés se tiendra cette année du 16 au 27 mai. Cyrille Aimée le 20 dans le salon Cristal de l’hôtel Lutetia rénové, Sylvain Rifflet et l’Ensemble Appassionato le 22 dans le grand amphithéâtre d’Assas et le Biréli Lagrène Trio le 23 au même endroit en sont pour moi les moments forts. Vous en consulterez attentivement le programme concocté par Frédéric Charbaut, co-fondateur d’un festival dont il assure la direction artistique. Avec son équipe – Donatienne Hantin (co-fondatrice et co-directrice du festival), Géraldine Santin, Véronique Tronchot, Myriam Solvès, Sophie Louvet, Nicole Hognon –, ce dernier prend des risques, donne sa chance à de jeunes musiciens, organise des conférences, des bavardages (au Café des Editeurs), des jam sessions (au Lucernaire), et sensibilise nos jeunes lycéens au jazz. Soutenu par la Fondation BNP Paribas qui offre un prix de 2000 euros au lauréat, son tremplin jeunes talents qui existe depuis 2002 permet de découvrir les musiciens de demain. Des concerts gratuits place Saint-Germain-des-Prés et des showcase(s) à la FNAC Montparnasse sont également annoncés.

 

-Le 17, pour sa troisième « Quarte blanche » au Triton,  Aldo Romano fait revivre Palatino, l’un des groupes importants des années 90 (trois albums studio entre 1995 et 2001 et un live en 2011). Michel Benita à la contrebasse et de Glenn Ferris au trombone seront au rendez-vous. Paolo Fresu indisponible, Yoann Loustalot le remplacera à la trompette.

-Un double programme qui interpelle le 18 au Studio 104 de Radio France (20h30) dans le cadre de l’émission Jazz sur le Vif que présente Arnaud Merlin. Le trio Orbit réunit le pianiste Stéphan Oliva, le bassiste Sébastien Boisseau et le batteur Tom Raney. C’est autour de ce dernier entendu au sein des groupes de Fred Hersch et de Kenny Werner que s’est peaufiné le répertoire de leur premier disque en trio, “Orbit” (Yolk Music / L’autre distribution). Vous en trouverez prochainement la chronique dans le blogdeChoc.

En deuxième partie de concert, le Devil Quartet de Paolo Fresu mérite également le déplacement. La formation qui existe depuis 2003 a toujours conservé le même personnel, Bebo Ferra (guitare acoustique), Paolino Dalla Porta (contrebasse) et Stefano Bagnoli (batterie) entourant le trompettiste sarde. Ce dernier apporte une douceur toute méditerranéenne aux nombreuses ballades du répertoire que contient “Carpe Diem”, disque que le quartette a publié l’an dernier.

-Cyrille Aimée dans le salon cristal de l’hôtel Lutetia (45, boulevard Raspail Paris 6ème) le 20 mai à 19h00, dans le cadre du festival Jazz à Saint-Germain-Des-Prés. Avec elle : Bjorn Ingelstam (trompette), Maxime Berton (saxophone), Laurent Coulondre (piano), Ralph Lavital (guitare), Jérémy Bruyère (contrebasse) et Yoann Serra (batterie). C’est son premier concert en France depuis la parution en février de “Move On : A Sondheim Adventure” (Mack Avenue), son meilleur disque à ce jour. Ayant dissous le groupe de jazz manouche qui l’entourait depuis quelques années, la chanteuse qui vit aujourd’hui à la Nouvelle-Orléans, change de répertoire pour chanter Stephen Sondheim, l’un des grands compositeurs américains de comédies musicales. “Sweeney Todd” que Tim Burton adapta au cinéma, “Into the Woods”, “Sunday in the Park with George” pour ne pas tous les citer. On lui doit aussi les paroles de “West Side Story” de Leonard Bernstein, et la chanson Send in the Clowns, un standard que les amateurs de jazz connaissent bien. Cyrille Aimée ne la reprend pas dans son disque, lui préférant celles dont les textes qui, en résonnance avec sa propre vie, révèlent ses sentiments personnels. L’instrumentation très diversifiée de cet album enregistré à Paris, La Nouvelle-Orléans, New York et dans le New Jersey a demandé plusieurs jours de studio. Une vingtaine de musiciens – certains d’entre eux vont accompagner la chanteuse au Lutetia – s’y font entendre, chaque chanson bénéficiant d’un arrangement spécifique, Cyrille Aimée jonglant même avec sa propre voix dans When I Get Famous qui introduit le disque.

-Sylvain Rifflet et l’Ensemble Appassionato dirigé par Mathieu Herzog le 22 à 20h00 dans le grand amphithéâtre d’Assas, un concert également programmé par le festival Jazz à Saint-Germain-Des-Prés. Le saxophoniste interprétera son “Re-Focus”, l’un de mes 13 Chocs de l’année 2017. Son modèle est bien sûr “Focus” que Stan Getz enregistra pour Verve en 1961, l’un des chefs-d’œuvre de sa discographie. Getz y improvise sur une musique écrite par Eddie Sauter pour un orchestre à cordes. “Re-Focus” est toutefois différent. Arrangé par Fred Pallem (le Sacre du Tympan) il contient d’autres morceaux et n’en est pas le pastiche. Sylvain Rifflet en reprendra la partition avec les cordes de l’Ensemble Appassionato présentes dans l’album, Florent Nisse (contrebasse) et Guillaume Lantonnet (batterie) assurant la rythmique.

-Le pianiste Kenny Werner et le saxophoniste Benjamin Koppel au Duc des Lombards le 22 et le 23 mai (deux concerts par soir, à 19h30 et 21h30). Avec eux une section rythmique d’exception : Scott Colley à la contrebasse et Peter Erskine à la batterie. Werner et Koppel ont enregistré plusieurs albums pour le label Cowbell Music et joué ensemble dans les clubs de nombreux pays, notamment au Blue Note de New-York. Improvisateur à l’imagination féconde croisant harmonies européennes et lignes de blues, Kenny Werner rend toujours lisible la ligne mélodique de ses morceaux. Le pianiste romantique est aussi un rythmicien énergique et véloce dont la technique sert constamment la musique.

-Biréli Lagrène en trio avec Chris Minh Doky à la contrebasse et Mino Cinelu aux percussions le 23 à 20h00 dans le grand amphithéâtre d’Assas, toujours dans le cadre du festival Jazz à Saint-Germain-Des-Prés. Le guitariste y interprétera le répertoire de “Storyteller”, un album sorti en novembre 2018 chez Naïve au sein duquel il utilise aussi bien des instruments acoustiques qu’électriques. Larry Grenadier est le bassiste de cet enregistrement, l’une des réussites de sa discographie. Standards et compositions originales en constituent le programme.

-Le piano élégant de Yonathan Avishai rappelle celui d’Ahmad Jamal, John Lewis et Duke Ellington qu’il admire. Comme eux, il utilise ses notes avec parcimonie, recherche l’épure et accorde une grande importance au silence. “Joys and Solitudes” est le premier disque qu’il enregistre sous son nom pour ECM et il est enthousiasmant. Accompagné de ses musiciens habituels – Yoni Zelnick à la contrebasse et Donald Kontomanou à la batterie –, il en a joué les morceaux en février au studio de l’Ermitage. Le même trio est attendu au Sunside les 23 et 24 mai. On ne peut que s’en réjouir.

Une affaire de goûts

-Le San Francisco Jazz Collective le 24 à 21h00 au théâtre du Vésinet (59 boulevard Carnot, 78110 Le Vésinet) dans le cadre du festival Jazz Métis qui accueille également le 22 à 21h00 le quartette du pianiste Pierre Christophe dans un récital Erroll Garner. Basée en Californie, la formation s’est produite en novembre à la Cité de la Musique. Fondée en 2004, elle rassemble pour des concerts huit jazzmen autour du répertoire d’un musicien célèbre, celui d’Antônio Carlos Jobim étant cette année à leur programme. Chaque membre du groupe arrange un thème de ce dernier et en compose un en son honneur. Le San Francisco Jazz Collective rassemble  aujourd’hui Etienne Charles (trompette), Marshall Gilkes (trombone), Myron Walden (saxophone alto), David Sanchez (saxophone ténor), Edward Simon (piano), Warren Wolf (vibraphone), Matt Brewer (contrebasse) et Obed Calvaire (batterie).

 

-Le 25, pour sa quatrième et dernière « Quarte blanche » au Triton, Aldo Romano réunit autour de lui Géraldine Laurent (saxophone alto), Mauro Negri (clarinette) et Henri Texier (contrebasse), musiciens avec lesquels il enregistra en 2007 pour Dreyfus le disque intitulé “Just Jazz”.

-Cécile McLorin Salvant en duo avec Sullivan Fortner au New Morning le 27 (21h00) pour chanter l’amour impossible, l’amour contrarié, le répertoire de “The Window”, un album publié l’an dernier. Ce dernier, l'un des pianistes les plus en vue de la scène américaine, trempe ses doigts dans le blues non sans moderniser un répertoire remontant jusqu’aux années 20 (J’ai l’cafard, une romance que Fréhel et Damia interprétèrent). Enregistré au Village Vanguard, son disque contient aussi bien des extraits de comédies musicales, que des thèmes de Stevie Wonder (Visions), Nat « King » Cole (Wild is Love), Jimmy Rowles (The Peacocks) et Dori Caymmi qu’elle reprend souvent sur scène. Le tour de chant éclectique d’une voix en or.

-Le 28, en duo avec Nicolas Rageau à la contrebasse, la pianiste roumaine Ramona Horvath fête au Sunside la sortie de leur album “Le Sucrier Velours” (Black & Blue / Socadisc). Si les standards qu’il contient nous sont familiers et ont souvent été joués – Drop Me off in Harlem et Le Sucrier velours de Duke Ellington, Hot House de Tadd Dameron, U.M.M.G de Billy Strayhorn –, les compositions originales de l’album surprennent et séduisent par leur fraîcheur. Ramona Horvath joue un piano élégant qu’elle trempe dans le swing et le blues, dans les racines du jazz. Constamment à son écoute, en naturelle osmose, Nicolas Rageau commente et développe les variations qui naissent autour des thèmes, non sans faire chanter les timbres de son instrument et donner du poids à la musique.

-Ron Carter et son Foursight Quartet au New Morning le 28 (21h00). On ne présente plus ce géant de la contrebasse qui fut membre du deuxième quintette de Miles Davis dans les années 60. Avec Renee Rosnes (piano), Jimmy Greene (saxophone ténor) et Payton Crossley (batterie), il rend hommage au trompettiste, reprenant des thèmes que ce dernier aimait jouer et qu’il a enregistrés (Bag’s Groove, My Funny Valentine, Stella By Starlight), les associant à ses propres compositions. “Dear Miles” (Somethin’ Else), un album qu’il a enregistré en 2006, les contient. Ron Carter a depuis changé de pianiste. Depuis quelques années, Renee Rosnes travaille avec lui et apporte à la musique son raffinement harmonique. Plus connue au Japon qu’en Europe, cette grande pianiste canadienne a réalisé ses premiers enregistrements avec comme invités Joe Henderson, Branford Marsalis et Ron Carter, l’un des premiers à avoir reconnu son talent.

-Le quartette Slow au Studio de l’Ermitage le 30 pour fêter la sortie de “Slow” (Bruit Chic / L’autre distribution) en vente depuis la fin du mois d’avril. Le disque porte bien son nom, car la formation y fait l’éloge de la lenteur, prend son temps pour nous séduire avec un jazz modal dont les couleurs sonores évoquent des paysages d’hiver, une musique qui donne beaucoup d’espace et de liberté aux solistes. Membre du Florian Pellissier Quintet et du quartette Lucky Dog, Yoann Loustalot (trompette et bugle) est l’un des trompettistes de jazz français qui compte aujourd‘hui. “Pièces en forme de flocons” qu’il a enregistré pour Bruit Chic en 2016 avec le pianiste François Chesnel et le batteur Antoine Paganotti n’est pas très éloigné de cet opus que rend tout aussi mélancolique la sonorité pleine et profonde de son bugle. Membre du quartette d’Émile Parisien, Julien Touery, l’autre soliste joue un piano élégant, égraine de petites notes qu’il pétrit de silence. On lui doit deux des plus belles mélodies d’un album qui ne peut qu’envoûter celui qui l’écoute. Celle de Fjords est largement confiée au bugle ; Vers le Nord, laisse davantage les musiciens s’exprimer. A la contrebasse, Éric Surmenian ajoute ses propres commentaires à ceux des solistes, les percussions de Laurent Paris colorant subtilement la musique.

-Sunset-Sunside : www.sunset-sunside.com

-Le Triton : www.letriton.com

-Bal Blomet : www.balblomet.fr

-Festival Jazz à Saint-Germain-Des-Prés : www.festivaljazzsaintgermainparis.com

-Radio France – Jazz sur le vif : www.maisondelaradio.fr/concerts-jazz

-Duc des Lombards : www.ducdeslombards.com

-Le Vésinet Jazz Métis Festival : www.vesinet.org/le-vesinet-jazz-metis-festival

-New Morning : www.newmorning.com

-Studio de l’Ermitage : www.studio-ermitage.com

 

Crédits Photos : René Urtreger © Philippe Marchin – Aldo Romano © Julien Vivante – Stéphane Kerecki French Touch Quartet © Franck Juery – Marc Copland © Francesco Prandoni – Trio Orbit © Damien Lorrai – Devil Quartet © R. Cifarelli – Sylvain Rifflet / Mathieu Herzog & l’Ensemble Appassionato © Christian Rose – San Francisco Jazz Collective © Jay Blakesberg – Sullivan Fortner & Cécile McLorin Salvant © Mark Fitton – Ramona Horvath & Nicolas Rageau © Cyrille Clément – Ron Carter © Pierre de Chocqueuse – Maternité musicale, Anne Ducros, Kenny Werner / Benjamin Koppel / Scott Colley / Peter Erskine, Yonathan Avishai Trio © Photos X/D.R.

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commentaires

Philcosting 02/05/2019 21:21

Super article ! Merci d'avoir flingué Basique, de l'anti musique !!!!! Sinon plein de beaux concerts alléchants.